Partager l'article ! Test: Super ghouls'n ghosts (snes): Je viens aujourd'hui vous parler d'un jeu qui m'a rendu fou, ma première manette cassé, victime d'une renco ...
Je viens aujourd'hui vous parler d'un jeu qui m'a rendu fou, ma première manette cassé, victime d'une rencontre aussi rapide que brutale contre le plafond de ma chambre, suivi d'une inexorable chute sur le parquet, bon à l'époque les manettes c'était pas de la camelote comme aujourd'hui (j'en suis à ma 3ème SISAXIS, il est temps que sony réagisse et sorte des protections en polystyrène sur ses manettes) et la manette s'en est sortie après réimplantation du bouton R sous anesthésie générale.
Le scénario en dit à la fois peu et beaucoup, vous êtes tranquille dans votre château, pénard, quand un méchant se faufile dans la pénombre et enlève votre bien
aimée... bon jusque là rien que de très classique, même papy ne pourrait trouver le jeu en question mario, zelda, prince of persia, double dragon, fatal fury, art of fighting... c'est dingue ce
que le kidnapping est sur représenté dans les jeux vidéos...), précisons maintenant qu'il s'agit d'un horrible monstre qu'il est par ailleurs rigoureusement impossible d'affronter dans le jeu
(une belle coquille quand même) et que comble de la perfidie, il pénètre dans le château en cassant une verrière dans ce qui est l'une de ses scènes cultes du jeu vidéo et une démonstration des
capacités du mode 7... et oui vous l'aurez compris je vais vous parler de ce monument des jeux d'action/ plateforme qu'est super ghouls&ghost (si vous m'y autorisez je l’appellerai
GG)
Ce jeu m'a rendu fou disais-je donc en introduction, une difficulté horrible, surtout avec le coup du bracelet (je me garderai de tout spoil, mais c'est ce détail
qui à déclenché le lancement de ma manette...), un gameplay à la limite du bancal (saleté de double saut!) et des pièges d'une perversité sans nom (saleté de coffres piégés) font de ce jeu une
épreuve pour les nerfs.

le grand méchant de l'histoire...
Et pourtant qu'es ce que c'est bon, bien qu'étant un des premiers jeux sortis sur super nintendo GG possède des graphismes très bons (même si certains décors font un peu vide et si le clipping est présent dans certains moments), la musique, ben c'est bien simple, rien que d'en parler, elle me revient en tête, lugubre à souhait, et les boss devraient tous faire parti du programme d'études des programmeurs de jeux vidéos en herbe !
Le 1er boss, rien que d'y parvenir sans perdre son armure relève du core gamer!
GG c'est un jeu un poil difficile à catégoriser, si on dit que c'est un jeu de plateforme, force est de
constater que la maniabilité est à chier et que c'est une pure daube!, si on le place côté action force est de constater que l'action est loin d'être omniprésente... mais en mélangeant les deux,
la mayonnaise prend remarquablement bien.
Vous dirigez rien moins que le grand chevalier Arthur, parti à la recherche de sa pouf, ici pas moyen de se perdre, une carte vous indique le chemin et votre progression, notez toutefois que son
intérêt est relativement limité car il n'y a qu'un seul chemin à suivre, la ligne droite. Mais le level design n'en est pas moins exceptionnel, car en plus des fantômes, des goules, et des morts
vivants que vous affronterez (d’ailleurs je défend la thèse que GG n'est rien moins que la prémisse de ce qui deviendra resident evil... réfléchissez-y, les grenades, les zombies, le lance
flamme...) vous serez aussi amené à vous battre contre les éléments déchainés, des ras de marée, des tremblements de terre, le blizzard, la tour infernale, le bateau pirate, la séance de rafting,
l'estomac d'un démon... rien ne vous sera épargné au cours des 7 niveaux que compte le jeu.
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ras de marée en approche! |
notez l'aisance naturelle! |
Je sais ce que vous pensez, 7 niveau, c'est peu, mais ce sont 7 niveaux que vous vous devrez d'apprendre par cœur si vous voulez
espérer botter le cul de Lucifer et finir ce que vous aviez commencé avec votre belle ! D'autant qu'il y a ce putain de bracelet !
Pour une fois, et à l'opposée de 99% des jeux vidéos, Arthur ne part pas cul nul dans cette aventure. (ben oui, quoi quand vous vous apprêtez à partir en mission en solo contre une armée de
terroristes génétiquement modifiés et sur entraînés, es-ce que vous accepteriez de partir avec seulement un un pistolet paralysant... ben snake, lui il accepte sans broncher, allez il reste un
peu de place dans le colon pour un paquet de clopes). Notre sir Arthur a une bien belle armure qui peut être upgradée et lui permettre de gagner en puissance de feu. Ceci explique en partie la
rigidité du gameplay, en effet je veux bien croire qu'il soit un rien difficile de sauter sur une plateforme de 10 cm de large quand on est en armure... le hic c'est que dès que vous encaissez un
coup, l'armure vole en éclat et laisse voir le magnifique caleçon de notre chevalier... nettement moins classe !
Pour lutter contre les vagues ennemis vous disposez de tout l'équipent auquel un chevalier puisse prétendre, de la lance à l'arc, en passant par les dagues, les torches et les flacons d'eau
bénite.
Notez qu'ici le corps n'a pas sa place et tout cet équipement est destiné à être projeté sur vos ennemis avec des trajectoires et forces différentes.
rarement personnage de jeu vidéo en sous vêtement aura été si... pas classe!
Que dire d'autre si ce n'est que ce jeu qui est déjà une suite d'un jeu d'arcade, a donné lui même des petits de grandes qualités mais qui se démarquent tous par une difficulté très au dessus de la moyenne vidéo ludique, que firebrand, la méchante gargouille rouge, a fait l'objet de spin off (gargoyle's quest) qui est probablement le jeu le plus difficile auquel il m'est était donné de jouer (arriver au niveau 2 relève en soi de l'exploit). Et qu'Arthur est resté un personnage symbolique de capcom au point de faire encore des apparitions dans les Marvel Vs Capcom d'abord comme personnage de soutien (comment j'ai kiffé la première fois que je l'ai vu) puis comme personnage jouable.
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arthur avec son armure d'or et son bouclier |
rencontre avec firebrand, de gargoyle's quest! |
Attention ceci est un spoil, si vous comptez jouer à ce jeu, ne le lisez pas, ça risque de vous ruiner le jeu.
=> Bon, ceux qui n'ont pas fini le jeu se demandent tous : »c'est quoi le coup du bracelet ? », je m'en
vais vous l'expliquer.
Quand vous commencez une partie, déjà il faut vous acharner, comme dans tous les jeux du genre, il faut une sacrée bonne volonté pour upgrader son armure jusqu'à l'or, et encore plus pour la
conserver un petit moment et profiter de son bonus de puissance, le jeu est très loin de la balade de santé et les phases de plateforme ne souffrent aucun écart de saut. Vous persévérez, vous
vous accrochez, et finalement vous vous retrouvez face au boss de fin. Là vous vous dites « Rémi, il en fait des caisses, il est pas si infaisable que ça ce jeu, en s'acharnant un peu on y
arrive », et c'est là que la mauvaise surprise arrive, au moment de délivrer la princesse, cette conne vous demande d'aller chercher son bracelet pour pouvoir la délivrer... retour au niveau
1, difficulté augmentée... et là il faut obtenir l'armure d'or et ouvrir des coffres jusqu'à trouver le maudit bracelet...
En clair, pour finir le jeu, ben faut se le farcir 2 fois d'affilée, sans sauvegarde, sans code, sans warp zone et avec le sourire... c'est ce qui sera appelé plus tard l'effet
capcom !